UN ENTRE DIX
(French Version - One in Ten)
UNE PUBLICATION DE REABILITATION INTERNATIONALE EN COLLABORATION AVEC L'UNICEF AU SUJET DES ENFANTS HANDICAPES
VOLUME 17 - 1997
Ce numéro signale les besoins des femmes handicapées et leur droit à la maternité. Deux événements internationaux ont concentré l'attention en 1997sur la manière comment toutes les cultures défient le droit qu'ont les personnes handicapées d'élever des enfants. Ceux-ci furent le Forum de Leadership International pour les Femmes Handicapées ainsi que la Première Conférence Internationale pour les Parents Handicapés. Les articles suivants examinent cette situation avec de différentes perspectives culturelles et concluent que les femmes handicapées peuvent être mères de famille aussi bien que d'autres femmes. Toutefois, elles ont besoin de l'acceptation de la communauté et non de son opposition. Un thème secondaire est celui des femmes handicapées qui prennent l'initiative de réduire l'isolation et la discrimination envers les filles handicapées. Ces initiatives ont un coût bas, ou ne coûtent rien, et peuvent être adaptées à n'importe quelle culture, dans n'importe quel pays, dépendant seulement de la créativité et de l'expérience personnelle de l'éducateur.
DANS CE NUMERO:
Filles et Femmes Ayant un Handicap: Une Analyse Globale - page 2
La Situation des Parents Handicapés et Leurs Familles au Zimbabwe page 4
Les Communautés D'Indigènes Américains - Une Société Plus Inclusive? page 6
Le Droit à la Maternité - page 8
Personnes Exemplaires: Plantant les Graines des Possibilités Positives page 11
Activités d'Education Publique au Coût Bas et Haut Impact Pour les Enfants - page 12
Ressources Qui Concernent les Filles et les Femmes - page 13
Filles et Femmes Ayant un Handicap:
Une Analyse Globale
Pendant la dernière décennie, il a été de plus en plus reconnu que les femmes et les filles handicapées sont confrontées à la discrimination sur deux fronts. Non seulement les attitudes sociales péjoratives envers les personnes handicapées limitent leurs options et leurs chances dans la vie, mais le statut de seconde classe des femmes dans la plupart des sociétés restreint d'avantage leurs droits. Ceci a même lieu à l'intérieur de programmes visant particulièrement les personnes handicapées. Pour ces raisons, l'on dit que les femmes et les filles handicapées sont souvent confrontées à une double discrimination.
Par: Nora Groce, Ph.D.
Anthropologiste Médicale
Université de Yale, Ecole de Santé Publique
Ce rapport est basé sur un article du Journal d'Etudes de Politique Envers les Handicaps (Vol. 8).
Santé & Survie
Autour du monde, les filles et les femmes sont à plus grand risque
de devenir handicapées. Une fois handicapées, elles peuvent
vivre le reste de leurs vies malades, pauvres et plus isolées socialement
que les hommes handicapés ou que les femmes non handicapées.
Ces risques précèdent même la naissance. Les filles nées
dans la pauvreté ont de plus grands risques d'être handicapées.
Ceci car il y a de plus grandes chances qu'elles naissent de mères
mal nourries, qu'elles vivent et travaillent dans un environnement physiquement
plus dangereux, qu'elles aient moins à manger, et qu'elles reçoivent
des soins médicaux de pire qualité, ou même aucun soin
médical.
Dans des sociétés où la préférence est
donnée aux garçons, surtout dans les maisons les plus pauvres,
les familles peuvent être plus lentes à augmenter leur maigre
revenu afin d'investir dans la nourriture et la médecine d'une fille
malade. Par exemple, les parents peuvent être tentés d'attendre
quelques jours de plus qu'il le ferait pour un fils avant d'acheter des antibiotiques
chers pour l'infection de l'oreille d'une fille. Cette simple infection d'oreille
pouvant donc résulter en la perte permanente de l'ouïe. Une mère
avec plusieurs jeunes enfants peut avoir moins de volonté de marcher
jusqu'au village voisin afin d'assurer qu'une jeune fille reçoit un
vaccin de polio à temps, alors qu'elle le ferait dans le cas d'un fils.
Lorsqu'une fille est déjà handicapée, de telles pratiques
peuvent être plus prononcées. Ceci fait que les jeunes filles
ayant une condition d'incapacité sont à plus grand risque de
souffrir de maladies sérieuses, accumulant de cette manière
de multiples handicaps ou mourant. Par exemple, les données de recensement
au Népal indiquent que la distribution d'individus handicapés
des "membres inférieurs" est de 12% chez les hommes, en comparaison
à 5.9% chez les femmes. Presque tous les handicaps des membres inférieurs
dans cette population peuvent être attribués à la polio,
qui touche les hommes et les femmes de manière égale. La différence
dans la distribution entre les deux sexes reflète donc la plus haute
mortalité des femmes survivantes, et non pas la dominance de la polio
chez les hommes.
Les risques subis à cause de pratiques culturelles spécifiques,
se présentant seulement aux femmes, s'ajoutent à ces facteurs.
Par exemple, dans beaucoup de régions du sud du Sahara africain, la
circoncision féminine de filles entre l'âge de 6 et 12 ans peut
mener à des problèmes sérieux et chroniques. Elle handicape
le trajet pelvien et urinaire et gêne la mobilité. L'opération
elle même, normalement exercée par des praticiens avec des instruments
non stérilisés, met les filles à plus grands risques
d'attraper de nombreuses maladies contagieuses, dont le HIV/SIDA. Cet pratique
peut aussi mener à des infections handicapantes et des blessures de
la mère et de l'enfant pendant l'accouchement.
Une fille ou une femme avec un handicap a moins de chances de recevoir les
soins de réadaptation appropriés qu'un homme handicapé
du même âge, et du même passé socio-économique,
recevrait. Dans beaucoup d'endroits, où les services de réadaptation
ont été établis après une guerre régionale
ou civile, les services sont réservés strictement pour les vétérans
masculins. Ceci même si les conflits et les mines antipersonnel tuent
beaucoup de filles et de femmes qui ramassent du bois pour le feu, de l'eau
ou qui travaillent les champs. Là où les services existent,
les locaux sont souvent dans les villes et obligent des séjours de
plusieurs semaines ou de plusieurs mois. Dans des sociétés où
l'on ne considère pas propre qu'une fille ou une femme voyage seule,
ni qu'elle vive loin de la supervision de ses parents masculins, l'assistance
à ces centres, ou la participation féminine dans ces programmes,
peut être très rare.
Non seulement les filles sont à un plus grand risque de devenir handicapées,
mais une fois qu'un handicap s'est présenté, pratiquement tout
autre rôle social exigé est sérieusement modifié.
Education
Les filles handicapées sont habituellement détenues chez elles
par leurs familles qui craignent la honte publique ou les blessures physiques
envers leurs filles si leur état de handicapées est connu. L'éducation
des filles et des femmes handicapées, même dans les pays où
l'éducation féminine est maintenant considérée
normale, est remarquablement basse. De plus l'éducation d'une fille
handicapée est souvent interrompue plus fréquemment, et achevée
à un plus jeune âge, que celle de ses camarades non handicapées.
Des études d'UNESCO et de L'Union Mondiale des Aveugles ont récemment
estimé que le niveau d'alphabétisme mondial de filles et femmes
handicapées dans les pays en voie de développement est d'autour
de 1%.
Une des raisons pour laquelle les filles et les femmes sont rarement éduquées
est que leurs familles, ou même la société, ne comprennent
pas la nécessité de leur éducation. Il y a souvent peu
d'espoir qu'une fille handicapée vivra indépendamment ou se
mariera et établira sa propre famille. Comme il est souvent difficile
de devenir un adulte complet aux yeux de la communauté avant de se
marier, le manque de mariage laisse beaucoup de femmes handicapées
dans l'état éternel d'enfant dépendant. (Ceci ne veut
pas dire que beaucoup de filles et de femmes handicapées n'établissent
pas de relations, ne sont pas actives sexuellement ou n'accouchent pas. Leurs
activités ne sont simplement pas souvent reconnues par les sociétés
dans lesquelles elles vivent).
Emploi
Bien que les statistiques d'emploi pour les filles et les femmes handicapées soient remarquablement basses, (selon les Nations Unies, peut être seulement 25% des femmes handicapées font partie de la force laborieuse), cela ne signifie pas que la plupart de ces femmes ne travaillent pas. Leur travail n'est souvent simplement pas reconnu par les communautés dans lesquelles elles vivent. Beaucoup de filles et de femmes contribuent remarquablement au bien-être économique de leurs familles. Elles font cela en cuisinant, en nettoyant, en gardant les enfants, en assemblant le travail à la pièce qui sera emporté au marché par d'autres, et en faisant les centaines de tâches qui font que les familles, les villages et les sociétés fonctionnent. Leurs contributions sont souvent négligées par les organisateurs économiques, par leurs communautés et même par leurs propres familles. Ceci ne signifie pas qu'elles ne contribuent pas, seulement que leurs contributions ne se remarquent souvent pas. En plus de leurs contributions à leurs propres familles, des millions de filles et femmes handicapées autour du monde se soutiennent elles mêmes et à leurs familles en mendiant. Des millions d'autres, incapables de se soutenir d'aucune autre manière, isolées de leur famille, de leur communauté, et des systèmes soutenus par la société disponibles aux femmes non handicapées, sont forcées de se prostituer.
Abus
Mariées ou célibataires, les filles et les femmes handicapées
ont un plus grand risque de souffrir d'abus physique, verbal ou émotionnel
que les femmes non handicapées de la même famille. Bien que les
statistiques sur ce sujet aient la notoriété de ne pas être
exactes, l'on croit à présent que les filles et les femmes handicapées
confrontent des abus au moins deux fois plus souvent que leurs égaux
non handicapées. De plus, il y a souvent une croyance sociale prévalante
qui établie en effet qu'une femme handicapée devrait se soumettre
à un plus grand nombre d'abus qu'une femme non handicapée, parce
qu'elle a de la "chance" d'avoir un homme.
Ainsi, pour bien comprendre les sujets auxquels se confrontent les femmes
et les filles handicapées autour du monde, il est important de reconnaître
le fait que les problèmes qu'elles confrontent sont complexes. La vie
d'une femme ou d'une fille handicapée sera touchée par la classe
sociale et économique dans laquelle elle est née, par son état
civil ou son potentiel état civil, par le réseau social de sa
famille, par son niveau d'éducation et par le genre spécifique
de handicap qui la touche. La fille handicapée d'une famille riche
peut être entourée d'une famille qui la soutient et de domestiques.
La fille d'une famille pauvre, dans la même communauté, avec
un handicap identique, peut devenir, à un très jeune âge,
une mendiante dans la rue.
Conclusion
Le futur pour les filles et les femmes handicapées n'est pas encore
clair. D'importantes initiatives de santé, d'éducation et de
développement, qui visent les filles et les femmes, ignorent trop souvent
celles qui sont handicapées. Beaucoup d'organisations locales, nationales,
et internationales qui adressent les sujets de handicap atteignent surtout
les hommes. Elles passent malheureusement peu de temps et d'attention sur
les sujets psychologiques, sociaux, économiques et culturels uniques
qui compliquent et limitent la vie des filles et de femmes qui souffrent d'une
double discrimination à cause de leur handicap et de leur sexe.
La Situation des Parents Handicapés
et Leurs Familles au Zimbabwe
Tout d'abord, pour des raisons claires, personne ne s'attend qu'une femme handicapée ait des enfants. Mais le fait que c'est habituellement les hommes non handicapés qui sont responsables de mettre enceintes les femmes handicapées est surprenant. Ils ne veulent pas être vus avec des femmes handicapées pendant la journée, mais le soir nous sommes des femmes comme les autres! Tel est l'hypocrisie que nous confrontons en tant que femmes handicapées.
par Lizzy Longshaw
Coordinatrice du Groupe de Femmes
Conseil National de Personnes Handicapées de Zimbabwe
Les mots les plus exacts qui peuvent être utilisés pour décrire
un parent handicapé typique au Zimbabwe sont: analphabète, désespéré,
marginalisé, pathétique, ignoré, au chômage, ainsi
que le plus pauvre des pauvres. Le parent handicapé typique dont je
parle est une femme avec quatre, cinq ou six jeunes enfants derrière
elle, dont la différence d'âge n'est pas de plus de deux ans.
La plupart du temps, il n'y a pas de père responsable pour assurer
le bien-être des enfants. Elle doit s'occuper des enfants elle même,
c'est à dire leur donner à manger, les vêtir, les abriter,
leur apporter des soins médicaux, et tout le confort dont les enfants
ont besoin.
Ce n'est pas courant de rencontrer des pères handicapés qui
sont parents seuls et qui ont la responsabilité de s'occuper de leurs
enfants. Telle est la situation des parents handicapés au Zimbabwe.
Situation en Afrique
La population de Zimbabwe est d'environ 11 millions de personnes, et selon
les estimations de l'Organisation Mondiale de la Santé, il n'y a pas
moins d'un million de personnes handicapées dans ce pays. Pas moins
de 52% de la population sont des femmes, ce qui signifie qu'il y a plus de
femmes handicapées que d'hommes handicapés au Zimbabwe. Peut
être ceci reflète l'image de toute l'Afrique.
Dans la tradition africaine, le handicap est généralement vu
comme une malédiction, une punition des esprits ancestraux ou de Dieu;
c'est une punition pour les torts commis par ses parents. La naissance d'un
enfant handicapé n'est donc généralement pas bienvenue
dans une famille africaine typique. Une famille avec un membre handicapé
est normalement isolée par la communauté, de la même manière
que la famille isole leurs membres handicapés. Il est fréquent
de voir les parents cacher leurs enfants handicapés. Ils ne vont donc
pas à l'école. Ils ne peuvent pas jouer ou s'associer à
d'autres enfants. Une fois adultes, ils deviennent les pires victimes de l'ignorance,
de la pauvreté, de la maladie, de la discrimination et de toute une
série d'attitudes négatives. Ils deviennent isolés du
système ainsi que/ou des pratiques sociales en général.
Attitudes Envers La Parenté
Ayant dit tout cela, il faut que nous voyions comment cela affecte l'accouchement,
et comment une femme qui devient enceinte est vue par les personnes autour
d'elle.
Tout d'abord, pour des raisons claires, personne ne s'attend qu'une femme
handicapée ait des enfants. Mais le fait que c'est habituellement les
hommes non handicapés qui sont responsables de mettre enceintes les
femmes handicapées est surprenant.
Le choix d'avoir un enfant devrait être sans aucun doute un droit pour
tous les hommes et toutes les femmes handicapés. Quand une femme handicapée
devient enceinte, les premières personnes qui posent des questions
sont les autorités de la santé, c'est à dire les docteurs,
les infirmières, etc.. Ils n'ont pas l'air de comprendre que nous allions
également besoin d'une famille. Peut-être est ce la raison qui
explique le manque de facilités nécessaires pour les femmes
handicapées dans les gardes de maternité dans la plupart des
hôpitaux au Zimbabwe.
Pendant les premiers jours, les premières semaines et les premiers
mois qu'elles sont enceintes, les membres de la famille ne soutiennent souvent
pas la situation de leurs filles handicapées. Ils considèrent
comme de mauvais goût qu'une femme handicapée dans la famille
devienne enceinte, et qu'elle se marie. Après la naissance de l'enfant,
une femme handicapée lutte pour élever son enfant dans un environnement
qui est en réalité plus dur que soutenant. Elle est souvent
traitée comme si elle valait moins que les autres, et on la regarde
d'une hauteur avec pitié.
Programme de Développement
Dans l'organisation pour laquelle je travaille, je suis la coordinatrice
d'un programme de développement pour les femmes handicapées.
C'est à raison de mon interaction jour après jour avec des mères
spécialement handicapées que j'ai appris de leur entière
situation. Nous avons un nombre d'activités qui fonctionnent à
travers le programme que je supervise afin de donner force aux femmes handicapées.
Ces activités visent tout d'abord à donner confiance aux femmes
handicapées pour qu'elles puissent affronter les défis qui leur
sont présentés. Elles renforcent leur confiance afin de confronter
les attitudes négatives envers les handicaps et leur situation en général.
Des séminaires, des conférences et des ateliers de travail sont
encouragés pour discuter de leurs problèmes et de leurs difficultés
entre elles. De plus, des modérateurs du programme aident à
les guider dans ce processus.
Nous avons des activités d'alphabétisme pour les adultes ainsi
que d'instruction d'habiletés pour aider ces femmes à apprendre
à lire et écrire, et à se préparer pour leur participation
dans des activités leur apportant un revenu. En effet, il y a des mères
handicapées qui ont amélioré leur qualité de vie
grâce aux activités d'indépendance que nous promouvons.
Avec les ressources appropriées, beaucoup plus de personnes peuvent
profiter de la force économique qui en résulte. Elles sont entraînées
pour savoir comment faire les couloirs et plaider pour leurs droits, ainsi
que pour savoir comment former un réseau et construire des alliances
avec d'autres femmes et d'autres groupes dans la même situation.
Sur le front de la production de législation, nous faisons les couloirs
du gouvernement afin d'obtenir des programmes d'action affirmative ainsi que
des lois pour promouvoir et protéger les droits des femmes handicapées.
Nous sommes sûres qu'avec le temps, la situation des mères handicapées,
et peut-être de tous les parents handicapés, au Zimbabwe s'améliorera.
Les Communautés d'Indigènes Américains:
Une Société plus Inclusive?
J'ai eu des difficultés pendant mes deux accouchements et j'ai découvert que j'ai poussé les limites de mon obstétricien en s'occupant de spina bifida et de l'accouchement. J'ai senti un manque d'acceptation et j'ai eu davantage de questions de la part d'individus hors de ma famille et de ma communauté. Les gens ne pouvaient pas comprendre pourquoi je voudrais "ajouter du poids à mon fardeau" ou "me compliquer la vie".
Par LaDonna Fowler
L'Institut Rural des Handicaps
Montana, USA.
Introduction
Je suis un membre immatriculé de la réservation de Fort Belknap
dans le nord-est de Montana mais je réside en ce moment dans la Réservation
de Flathead. Mon père est un Assiniboine (Nakota) et Santee Sioux (Dakota).
Ma mère était Turtle Mountain Chippewa (Anishinabe). Je suis
la cadette de tous mes frères et soeurs. Trois de mes soeurs et deux
de mes frères vivent toujours (nous étions onze).
Je travaille en ce moment pour l'Institut Rural des Handicaps à l'Université
de Montana en ce qui concerne les Programmes de la Communauté Indigène
d'Amérique. Ceux-ci incluent le Projet de Choix pour les Indiens d'Amérique
et le Projet de Législation pour les Indiens d'Amérique Handicapés.
Je suis la Directrice de Projets de ces deux programmes.
Vie de Famille
Je suis né avec la spina bifida et les médecins professionnels
ne croyait pas que je survivrais. Heureusement pour moi, mes parents ont cherché
de l'aide. Mon père a rencontré un Shriner et a découvert
les services gratuits pour les enfants handicapés (alors connus en
tant qu'enfants estropiés). Nous vivions à des centaines de
kilomètres du centre le plus proche, mais mes parents trouvaient toujours
l'argent nécessaire pour que j'aille à mes rendez-vous. J'ai
passé les premières années de ma vie subissant une chirurgie
corrective pour mes pied-bot et d'importantes opérations des hanches,
qui étaient expérimentales en ce temps là. J'étais
à chaque fois hors de la maison pendant plusieurs mois et j'ai donc
appris à survivre par moi même, en plus de tout ce que m'avait
enseigné ma mère. Ma mère et moi étions très
proche et elle m'a transmis beaucoup de ses croyances afin que je sois fort
en esprit et en croyance.
On attendait de moi ce qu'on attendait de tout autre membre de la famille.
Je faisais des choses d'une manière différente, et il fallait
que je demande de l'aide, mais j'étais très indépendante.
Regardant en arrière, je crois que la croyance en moi même, et
en ce que je pouvais faire, fut un message que j'ai entendu et que j'ai vu
dans ma famille. Je ne savais pas que j'étais une enfant handicapée
parce que nous considérions cela plus comme simplement des problèmes
de santé que nous devions considérer.
Un souvenir important est celui lorsque j'étais dans ma septième
année d'étude et que j'eus un désaccord avec quelques
unes des filles populaires. J'ai défendu ce qui était "juste"
et je peux encore entendre ces filles dire, "...tu te crois vraiment
toi." Ma réponse fut, "...Je sais qui je suis, et si ça
veut dire que je me crois, alors oui je me crois." Je me souviens que
j'ai raconté la conversation à ma mère. Elle répétait
que je devais savoir qui j'étais, qu'il y avait une raison pourquoi
j'étais ici et que c'était mon travail d'apprendre qu'elle était
cette raison. Elle disait de n'écouter personne qui dise des choses
pour me dissuader. Je crois que ce fut la première fois que je me suis
rendu compte que d'autres personnes pouvaient me voir sous un autre angle.
Leur attitude et déclarations m'ont surpris en ce moment là.
Adolescence
Il y avait une différence remarquable entre ce qu'on m'avait dit
(ou pas dit) à Shriners et ce qu'on m'avait dit à la maison.
A Shriners on ne nous avait rien dit à propos de la sexualité
ou à quoi s'attendre en tant qu'adolescents s'approchant de la vie
adulte. Mais à la maison, notre mère nous avait raconté
à mes soeurs et à moi les faits à propos de notre corps.
Il n'y avait jamais eu un manque d'expectative que je ne continuerais pas
dans la vie comme l'avaient fait mes soeurs (mariage, enfants, etc.).
J'avais des petits amis, et je fus même fiancée juste avant que
je reçoive mon diplôme. Mes parents m'ont tout deux parlé
des difficultés dans les relations et dans le mariage à un jeune
âge. Ils voulaient que j'obtienne plus de talents en allant à
l'école pour que je puisse m'occuper de moi même. J'ai reconsidéré
la proposition de mariage peu de temps après la remise des diplômes
et je suis allée à l'école.
Mariage et Parenté
J'ai passé beaucoup de temps vivant ma vie en allant à l'école,
en travaillant et en retournant de temps en temps dans ma famille pour m'occuper
de mes nièces et de mes neveux. Mais je voulais toujours voir ce qui
se passait hors de la réservation et je partais de nouveau.
En 1983, j'ai connu mon mari, Tracy, alors que nous assistions tout les deux
à l'école de Oklahoma State Tech à Okmulgee, en Oklahoma.
Notre fils est né en 1985 et notre fille est née en 1986. Une
fois de plus, ma famille me soutenu beaucoup lorsque nous sommes devenus parents.
J'ai eu des difficultés pendant mes deux accouchements et j'ai découvert
que j'ai poussé les limites de mon obstétricien en s'occupant
de spina bifida et de l'accouchement.
J'ai senti un manque d'acceptation et j'ai eu davantage de questions de la
part d'individus hors de ma famille et de ma communauté. Les gens ne
pouvaient pas comprendre pourquoi je voudrais "ajouter du poids à
mon fardeau" ou "me compliquer la vie". J'étais trop
occupée en tant que nouvelle maman pour vraiment écouter ce
genre de commentaires.
L'expérience avec mon fils fut particulièrement remarquable
parce qu'il fut notre premier fils. J'ai dû découvrir comment
le porter dans la chaise roulante, comment l'emmener dans tout l'appartement
en utilisant le bassinet, le porteur et la poussette.
Le moment le plus difficile pour moi fut quand mes deux enfants commencèrent
à marcher. Ceux qui ont un problème de mobilité ont tendance
à garder les enfants près d'eux et à leur apprendre tôt
qu'ils ne doivent pas se sauver loin d'eux. J'ai rigolé lorsque je
me suis rendu compte que j'avais développé le même "regard
de mort" de ma mère qui disait à mes enfants d'arrêter
et de se tranquilliser!
Apprenant la Tolérance
Nos enfants ont eu la chance de grandir avec des différences et d'apprendre
à tolérer tous les êtres humains. Quand d'autres enfants
posaient des questions à propos de ma chaise roulante, mes enfants
étaient les premiers à répondre d'une manière
assez sèche. Ceci jusqu'à ce que nous nous mettions d'accord
sur quelques réponses qui étaient basées et considéraient
la "grandeur" de l'enfant qui posait la question et combien de temps
nous avions pour répondre. Quelques fois ma fille montrait aux autres
enfants qu'elle pouvait rouler avec sa mère pendant qu'ils devaient
marcher à côté de la leur.
Mes enfants ont maintenant 12 et 10 ans. Kyle vient de commencer sa septième
année d'études et Andrea vient de commencer sa cinquième
année d'études. C'est sûr que mes enfants seront toujours
de forts défenseurs des droits des personnes handicapées. Ils
vérifient l'accès aux restaurants, aux magasins et surtout aux
toilettes, pour voir si leur mère peut passer par la porte. Ils aident
plus en m'assistant, mais je ne vois jamais cela comme une gêne pour
mes enfants. Il faut qu'ils apprennent à se préoccuper pour
les personnes autour d'eux dans la communauté, surtout pour les personnes
âgées. Ceci leur enseigne davantage comment utiliser une perspective
de "nous" au lieu d'une perspective de "moi".
Mon Esprit Danse
Culturellement, nous assistons à des pow-wows au printemps et en
été. Notre fille danse et notre fils semble plus intéressé
à danser. Bien que je ne puisse pas joindre le cercle pour danser,
nous participons de toute manière en emmenant les enfants, en campant
et en assistant aux célébrations. Je dis toujours à ma
famille que je laisse mon esprit danser et ma fille dit qu'elle danse pour
les gens et pour moi.
Je crois que nous, les communautés indigènes d'Amérique,
nous avons une société plus inclusive et nous incluons les gens
qui ont n'importe quelle capacité. Dans la plupart des langues indigènes
d'Amérique, il n'y a pas de mot pour handicap.
Il y a des rôles que nous avons dans nos familles et dans nos communautés.
Mes enfants savent que je travaille au niveau national en tant que défenseur
des droits des indigènes américains handicapés. Ils me
partagent moi, et le temps qu'ils peuvent passer avec moi, afin d'aider les
autres pour qu'ils obtiennent des services et une éducation malgré
leur handicap. Mais la conclusion est que, lorsque je rentre chez moi d'un
voyage ou de commuer, j'ai un rôle certain en tant que centre de ma
famille.
Le Droit à la Maternité
Par Rosangela Berman-Bieler
Coordinatrice d'Evénements,
Forum de Leadership International
pour les Femmes Handicapées
Histoire
A l'âge de 19 ans, à Rio de Janeiro, au Brésil, j'ai eu un accident de voiture et je suis evenue paraplégique. Un an plus tard, je suis devenue active dans le Mouvement pour les Droits des Personnes Handicapées, plaidant à travers "un club de patients" à l'intérieur du Centre de Réadaptation. Depuis ce temps là, je suis devenue complètement dévouée à la cause. Juste après l'accident, j'ai décidé de recommencer mes études et j'ai obtenu mon diplôme en Communications Sociales, avec concentration en Publicité et Journalisme. J'ai connu mon mari à l'université, et j'ai étudié avec lui pendant 4 ans. Notre fille Mel est maintenant une belle jeune fille de 11 ans.
Grossesse
Nous confrontions un grand manque d'information, surtout des docteurs et
des donneurs de services de réadaptation. Par exemple, j'étais
celle qui a donné l'information à mon gynécologue à
propos des sujets de blessures du cordon médullaire, tels que comment
mes systèmes urinaires, circulatoires et d'autres systèmes physiologiques
fonctionnent. Le gynécologue et l'obstétricien ne savaient pas
grand chose à propos de handicaps et de grossesse, et ils n'avaient
pas l'habitude de s'en occuper.
Au début de ma grossesse, nous avons rendu visite un centre prestigieux
de réadaptation pour les Blessures de Cordon Médullaire à
Stoke Mandeville, en Angleterre. J'avais entendu dire que le Dr. Gutmann,
le fondateur de ce Centre, avait conduit des recherches après la Seconde
Guerre Mondiale à propos de la maternité et des femmes handicapées.
Nous avons apporté au Brésil des textes choisis et nous les
avons traduits en Portugais pour les étudier avec mon docteur qui était
une femme. Mon mari et moi avons décidé de faire tout notre
possible pour garder le contrôle de la situation, partiellement à
cause du "panique" transmis par notre docteur, qui devint une amie
proche à nous. Elle fut désespérée lorsque j'ai
développé toutes les conditions qui peuvent arriver à
une paraplégique dans cette situation et qu'elle ne connaissait pas,
telles qu'une infection urinaire chronique, une forte anémie etc..
Malgré cela, j'ai des amies avec des blessures du cordon médullaire
qui ont eu des grossesses sans problèmes après leurs blessures.
Une d'entre elles a eu trois enfants dans une période de cinq ans.
Pendant sa grossesse, son infection urinaire chronique a même disparu
et elle s'est toujours sentie en pleine forme.
Même avec quelques uns des durs moments de ma grossesse, je peux toujours
sentir le grand plaisir d'avoir généré dans mon corps
un être, comme un résultat de l'amour que j'éprouve pour
mon mari et pour la vie elle même.
Autres Expériences
J'ai appris d'autres femmes handicapées qu'elles ont également
trouvé un manque d'information et de soutien pour leur maternité.
Lors d'un voyage en Europe, une femme handicapée m'a demandé
ce que j'avais dû faire pour obtenir l'accord de mon docteur pour ma
grossesse. La question m'a surpris et je lui ai dit que je n'avais pas demandé
sa permission pour devenir enceinte. Je l'avais simplement fait comme n'importe
qui.
Elle m'a dit que les docteurs là bas contrôlaient beaucoup, et
que les femmes handicapées étaient même découragées
par leurs docteurs de devenir enceinte. Nous pouvons présumer que c'est
arrivé à cause d'un manque d'information et d'un préjugé
de la part des docteurs, non basé sur les véritables risques
médicaux.
En Europe, une personne paraplégique qui essayait d'adopter un enfant
avec sa femme m'a aussi dit qu'ils confrontaient tout genre de discrimination
de la part des cours de justice à cause de son handicap. Les juges
argumentaient qu'il ne pouvait pas être un bon père parce que
sa chaise roulante ne permettrait pas le contact physique avec son fils, et
que ce contact physique est vraiment important pour le développement
de l'enfant. Finalement, après des années de lutte contre le
système, ils ont adopté une petite fille d'Amérique Latine
et ils sont maintenant une famille très heureuse.
Un docteur avait dit à une amie brésilienne, qui avait le syndrome
de post polio et était enceinte que, pour ne courir aucun risque, elle
devrait avoir une césarienne et se faire opérer des trompes
tout de suite. Ceci afin d'éviter tout autre grossesse.
Mais elle a senti des contractions inattendues. Elle est arrivée à
la salle des urgences de l'hôpital publique, elle a eu un accouchement
naturel et elle ne s'est pas fait opérer des trompes. Après,
elle eut deux autres enfants par accouchement naturel et elle en adopta deux
autres. Cette même femme raconte toujours une drôle d'histoire
qui eu lieu quand elle allait avoir son troisième enfant. Elle avait
des béquilles, toujours tard dans sa grossesse, et alors qu'elle prenait
un taxi, le chauffeur l'a regardée, tout à fait choqué
et s'est écrié "Mon Dieu! Quel est l'escroc qui a eu les
nerfs de vous faire cela!?!"
Attitudes et Stigmate
Tout autour du monde, les femmes handicapées doivent lutter contre
l'ignorance et contre les stigmates de la société tels que:
" Les femmes handicapées n'ont pas de désir sexuel;
" Les femmes handicapées sont incapables d'avoir des relations
sexuelles;
" Les femmes handicapées ne peuvent pas produire d'enfants, tout
au moins pas d'enfants pleins de santé;
" Les femmes handicapées sont malades, fragiles et ne devraient
pas s'exposer ou prendre de risques à travers la grossesse;
" Les femmes handicapées ne peuvent pas élever d'enfants
seules.
Nous devons lutter dans notre vie quotidienne pour que la société
se rende compte que nous sommes des femmes avec les mêmes instincts
et les mêmes droits que les autres. Nous devons également constamment
éduquer les docteurs qui devraient être nos alliés, et
sont malheureusement quelques fois nos plus grands obstacles dans le processus
de développement de conscience sociale et d'inclusion dans la société.
Il faut reconnaître que dans quelques cas les femmes ont de vrais risques
de santé et de vie lorsqu'elles deviennent enceinte. Malheureusement
dans beaucoup de situations, elles confrontent réellement la discrimination
et le manque d'information de la part de leurs docteurs et de la société.
En ce qui concerne les docteurs, ceci est certainement le cas à cause
de la vieille mentalité de quelques écoles de médecine
qui produisent encore des diplômés qui sont encouragés
à voir leurs patientes en tant que fragiles, et complètement
dépendantes de leur savoir afin de survivre.
Les personnes avec des handicaps permanents sont donc rarement traitées
comme des personnes qui sont simplement dans une situation différente,
gardant leurs droits, et leur intégrité physique, sociale et
sexuelle. A la place, elles sont considérées malades de manière
permanente, incapables de prendre leurs propres décisions et de mener
leurs propres vies.
Maternité
La relation avec ma fille quand elle est née fut quelque chose plein
de beauté et d'émotions fortes, mais également plein
de difficultés, vu qu'elle était un être aussi indépendant
que moi, en beaucoup d'aspects. Mais dans son cas, c'était moi qui
étais responsable de satisfaire ses besoins tels que: la baigner, changer
ses couches et ses habits, me réveiller au milieu de la nuit quand
elle pleure, courir pour la sauver d'une urgence, la nourrir avec mes propres
mains etc.. Je ne pouvais pas le faire seule quand elle était un petit
bébé.
C'était une expérience très dure pour moi parce que j'ai
dû partager ma maternité avec d'autres personnes. D'un autre
coté, nous avons toujours eu une relation très émotionnelle
et pleine d'affection en tant que mère et fille; une relation qui était
et sera toujours non remplaçable pour nous deux. J'ai appris que le
fait de fonctionner efficacement avec un enfant est quelque chose qui est
facilement remplaçable.
J'ai toujours essayé de faire autant que possible toute seule, et quand
je ne pouvais pas, j'étais près ou j'orientais activement mon
mari ou mon assistant pour leur dire que faire et comment le faire.
Et bien, maintenant qu'elle est presque une adolescente, je suis très
heureuse des résultats. Je crois que ma fille a une image saine de
sa mère, l'image d'une mère qui est toujours là pour
elle, une femme comme la mère de tous les autres. Le mois dernier,
à l'école, son professeur d'anglais leur a demandé de
décrire en détail une personne. Elle aurait pu choisir n'importe
qui, mais elle a choisi de me décrire:
"Rosangela Berman-Bieler est ma mère. Elle a des cheveux châtains
foncés et des yeux marron clair. Elle adore parler à ses amis
et à sa famille. Ma mère porte des lunettes et met toujours
du rouge à lèvre. Elle porte toujours des boucles d'oreille
n'importe où elle est. Ce que ma mère a, que la plupart des
personnes n'ont pas, est une chaise roulante. Elle a eu un accident de voiture
quand elle avait presque dix-neuf ans. Tout le monde pense que c'est triste,
mais ça ne la gêne pas. Elle est heureuse comme elle est. Ma
mère prend bien soins des autres. Elle a un bon sens de l'humour et
elle adore rire. Elle est aussi une très gentille personne. Mais d'un
autre coté elle peut être agaçante. Comme vous le savez
sûrement, elle est comme toutes les autres mères, quelques fois
très gentille et quelques fois très méchante. Mais bien
sûr je l'aime."
Analogie avec les Mères qui Travaillent
Dans plusieurs aspects, quand elle était petite, ma fille avait l'image
d'une "mère qui pourvoie" distribuée entre quelques
personnes proches. Je ne sais pas si cette situation a fait qu'elle soit la
personne indépendante qu'elle est aujourd'hui, ou si cela a simplement
renforcé ses traits personnels en tant qu'individu. C'est très
possible que beaucoup d'enfants de personnes sévèrement handicapées,
ou même de mères qui travaillent à plein temps, aient
ces même caractéristiques.
L'analogie des mères qui travaillent peut paraître au début
difficile à percevoir, mais elle est comparable en plusieurs aspects.
Une femme qui est sévèrement handicapée et décide
d'avoir ou d'adopter un bébé est comparable à une femme
qui travaille et qui théoriquement n'a pas suffisamment de temps quantitatif
pour dédier à son enfant. Malgré tout, la maternité
doit être plus que physique ou que simplement basé sur le temps
disponible. C'est une relation basée sur l'affection et la responsabilité,
où la disponibilité qualitative est ce qui marque vraiment une
différence.
Après avoir évalué cette expérience, je crois
vraiment que la maternité ne sert pas seulement le but de produire
ou d'adopter un enfant, mais aussi celui d'élever quelqu'un vers la
joie.
Droits et Responsabilités
Les femmes handicapées, ou même les femmes qui ne peuvent pas
dévouer beaucoup des heures de la journée à leurs enfants,
ne devraient pas permettre que d'autres personnes prennent leur rôle
en tant que mères. Ceci simplement parce qu'elles croient qu'elles
ne pourraient pas le faire elles mêmes.
Je connais quelques femmes qui, pensant qu'elles ne peuvent pas pourvoir l'assistance
nécessaire, laisse que d'autres personnes prennent les décisions
à leur place. Dans une société paternelle comme en Amérique
Latine, par exemple, c'est une situation très courante entre les membres
de la famille. Mais quand vous délaissez vos responsabilités,
vous délaissez aussi vos droits. L'enfant perd donc aussi une mère.
La maternité fait partie d'être une femme. C'est la combinaison
de sentiments biologiques, d'habileté et de talents. C'est un compromis
envers la vie et l'amour que seul les femmes peuvent pourvoir au monde.
Si vous êtes une femme handicapée, venant de n'importe quelle
culture du monde, qui désire avoir ou adopter un enfant, allez y. C'est
aussi votre droit. Bien sûr, en tant qu'une personne adulte et responsable,
vous devez pouvoir contrôler cette décision, et évaluer
quand il y a un risque médical. Ne laissez pas que quelqu'un d'autre
prenne cette décision ou que la société juge. Prenez
la responsabilité agréable d'exercer tout vos rôles humains
et sociaux.
Personnes Exemplaires: Plantant les Graines des Possibilités Positives
Par Harilyn Rousso,
Directrice Exécutive, Services
de Consultation pour Handicaps Illimités, NY, USA.
A l'âge de 22 ans, par coïncidence, je fus interviewé pour une position par une femme économiste ayant une paralysie cérébrale. Elle était une des quelques femmes adultes handicapées que j'avais rencontrées. C'était un tel choque-comme regardant dans un miroir! Là en face de moi était tout ce que la société m'avait dit n'était pas possible: une femme avec mon handicap qui avait du succès dans la profession d'un homme, qui était mariée, et qui était dans une position d'influence dans la société.
Effets Puissants
Depuis ce temps là, j'ai passé la plupart de ma vie professionnelle créant des projets qui présentent des personnes exemplaires aux jeunes femmes et filles handicapées, car je sais l'effet puissant que cela a eu dans ma vie. Mais, je sais aussi combien plus précieux cela aurait été si ça aurait eu lieu quand j'avais 10 ou 12 ans, ou tôt dans l'adolescence, quand la plupart des filles commencent à visionner leur futur.
Le Succès par Quelle définition?
Parce qu'il est difficile d'identifier les femmes handicapées qui
ont du succès d'après la définition traditionnelle de
la société, il y a peu d'opportunités pour que les filles
handicapées rencontrent des personnes exemplaires ou quelqu'un qui
puisse les guider. En général, la personne exemplaire la plus
puissante, ou le guide pour une jeune personne, est quelqu'un qui a confronté
et a adressé avec succès des expériences ou des sources
d'oppression similaires. Parce que les filles handicapées sont plus
isolées des situations sociales, et ont moins de chances d'avoir accès
au travail ou aux responsabilités hors de la maison que d'autres filles
de leur âge, elles rencontrent rarement des personnes exemplaires ou
l'expérience d'être guidées.
La plupart du temps, elles ne vont pas trouver des reflets positifs d'elles
mêmes dans les médias, ni entre les adultes qui ont du succès
et qu'elles rencontrent, ni même entre les membres plus âgés
de leur famille qui prennent souvent le rôle exemplaire de guide pour
les filles non handicapées. Et la plupart des images de femmes handicapées
dans les médias renforcent les stéréotypes négatifs.
Créez des Opportunités
Je crois alors qu'il est critique de créer ces opportunités pour que les jeunes filles handicapées rencontrent et aient une interaction avec des femmes handicapées. Il y a plusieurs avantages: les femmes peuvent semer les graines de possibilités positives dans les têtes des filles-Elles sont des exemples réels de leurs futurs. Les filles auront la chance de leur poser des questions à propos de leurs propres situations dans une atmosphère d'acceptation. En plus, si l'opportunité de cet échange a lieu dans un groupe, les filles handicapées peuvent aussi profiter énormément en comparant l'information et les opinions entre les unes et les autres. Un bénéfice additionnel est que les guides apprennent aussi des filles. Le guidage enrichit donc les vies des deux générations.
Messages de Force Mais Etroits
La plupart des jeunes femmes et des filles ont besoin d'être encouragées pour ne pas se séparer de leur handicap, mais plutôt pour le reconnaître et l'embrasser. Ceci car c'est une partie acceptable d'elles mêmes, qui peut être une source de barrières et de défis à surmonter, mais qui peut être aussi une source de pouvoir et de fierté. La société et les médias nous bombardent avec des messages forts mais étroits à propos de ce que c'est qu'être une femme. Toutes les femmes, handicapées ou non, sont blessées par ces messages limitants, mais celles d'entre nous qui sont handicapées peuvent être particulièrement dévaluées et marginalisées. Nous avons besoin d'un fort contre équilibre pour ces images et d'autres sources d'information et de validation pour que nous puissions nous accepter comme nous sommes.
Initiatives Nécessaires
Il est donc très important que les femmes handicapées prennent
l'initiative de s'efforcer pour atteindre les filles handicapées où
qu'elles soient-écoles, clubs, associations, églises, etc..
En plus, il est essentiel, vu que toutes les filles handicapées ne
peuvent pas être atteintes directement, que les médias commencent
à inclure des exemples de femmes handicapées qui ont du succès.
Nous devons élargir considérablement le réseau des femmes
handicapées et celui des filles handicapées pour assurer notre
survie et notre succès dans un monde qui souvent ne nous donne pas
la bienvenue.
Activités d'Education Publique au Coût Bas et Haut Impact Pour
les Enfants
Par Kathy Martinez, Directrice,
Division Internationale, Institut
Mondial des Handicaps
L'introduction du concept de handicap aux enfants non handicapés, ainsi
qu'aux enfants handicapés, à l'école est un exemple d'une
activité sans coût, ou à coût bas, et à haut
impact. De plus en plus les femmes handicapées utilisent cette approche
pour obtenir deux objectifs importants: agir comme une personne exemplaire
pour les enfants handicapés et présenter l'information à
propos des handicaps d'une manière positive et non menaçante
pour les enfants non handicapés. De cette manière, tous les
enfants ont la chance de voir des adultes handicapés dans une position
d'autorité, parlant de concepts et de réalités du handicap
à un niveau simple, tout en donnant les faits.
Pas de Basse Expectatives
Ni les jeunes enfants handicapés, ni ceux qui ne sont pas handicapés,
ont les basses expectatives à propos des handicaps qu'ont la plupart
des adultes. Dans les projets où je participe, si vous leur montrez
d'autres manières de communiquer des messages, tels que le Braille
ou la langue par signes (américain), ils apprennent à grands
pas et sont fréquemment enthousiastes pour apprendre ce qu'ils perçoivent
comme simplement un nouveau mode d'expression. C'est des adultes que les enfants
absorbent graduellement les basses expectatives typiques des personnes handicapées,
les assomptions que parce que des personnes ne marchent pas, ou ne voient
pas, ou n'entendent pas de la même manière que les autres, elles
ne peuvent pas penser ou faire grand chose.
"Le Projet des Enfants"
Je participais dans "Le Projet des Clés pour Introduire les Handicaps à la Société (aux Enfants)" pendant plusieurs années. J'ai recommandé très fortement son approche qui démontre à travers les écoles que les personnes handicapées peuvent être des adultes comme les autres et productifs. Nous avons utilisé des jeux, des histoires, ainsi que de courtes discussions et activités pour montrer comment est la vie avec un handicap au niveau de base.
"Le Mystère du Handicap"
Aussitôt que nous nous sommes occupé du "mystère du handicap" (comment faites vous cela? Pourquoi ne pouvez vous pas faire cela?), les enfants étaient prêts pour l'interaction avec nous comme avec d'autres personnes-Ils n'étaient pas fixés sur le handicap comme les adultes le sont souvent. Le Projet des Enfants leur a donné un espace sauf et amusant pour poser des questions, et pour essayer des aides techniques ainsi que des "stratégies de survie."
Créez des Images Positives
J'encouragerais plus de femmes et d'hommes handicapés à participer
ou à créer des projets qui aident à créer des
images et des impressions positives des personnes handicapées. Ce n'est
pas nécessaire de dépenser beaucoup d'argent-avec ma canne,
un écrivain de Braille et une paire de livres d'enfant en Braille et
imprimés, j'ai travaillé avec des douzaines de classes pendant
des années.
Je prends aussi le temps d'aller dans des écoles ou dans des classes
spéciales, où je suis invitée, pour parler à des
groupes de filles et de garçons aveugles à propos de tous les
emplois qu'ils peuvent faire plus tard.
C'est très important que les femmes handicapées prennent charge
afin que les futures générations d'enfant ne soient pas gênées
par les images négatives d'aujourd'hui.
Ressources qui Concernent les Femmes et les Filles Handicapées
La Parenté
Les livres et les revues qui aident les parents aveugles à élever des enfants, et qui aident les parents aveugles ou voyant à élever des enfants aveugles, sont disponibles en anglais de la part de la Fédération Nationale pour les Aveugles, 1800 Johnson St., Baltimore, MD 21230 USA; tel 410 659-9314. Les exemples incluent Future Reflections (Futures Réflexions), le magazine NFB pour les parents d'enfants aveugles, et Twin Visions (Visions Jumelles), une série de livres pour enfants imprimés et en Braille pour permettre aux parents voyants et aveugles de lire à haute voix pour leurs enfants.
Une variété de ressources pour les familles avec des handicaps est disponible de la part de Through the Looking Glass, 2198 Sixth St., Suite 100, Berkeley, CA 94710 USA; tel 510 848 1112; fax 510 848 4445; e-mail: TLG@lookingglass.org. En 1997, TLG a eu sa première conférence internationale pour parents handicapés et leurs familles en octobre de 1997. Des exemples de ses publications et des ses ressources incluent: Pour Adapter les Equipements de Parenté: Livre d'Idées 1; Futures Mères: un Guide Pour la Grossesse et la Naissance Pour les Femmes Handicapées; Mères Pères Sourds: Vivant entre le Son & le Silence; Un guide pour l'Option d'Adoption pour les Futures Mères Handicapées et leurs Partenaires; et Défis & Stratégies de Parents Handicapés: Trouvailles d'un Sondage National. Les ressources TLG incluent une base de données à propos de sujets de famille & de handicap; une bibliographie de livres et de vidéos associés; et un personnel qui peut apporter des conseils & du soutient technique à propos de comment elever avec un handicap.
TechnoBraille est une nouvelle technique qui permet au Braille d'être
appliqué sur papier en utilisant de la peinture plastique pour former
les points, inventée par Technology Tree Co. Ltd, en Corée.
Cette Technique réduit le volume des livres en Braille et est facilement
appliquée au papier qui a déjà du texte imprimé.
Un exemple est à coté, des livres pour enfants qui utilisent
le texte imprimé et en Braille, permettant que les adultes et les enfants
aveugles et voyant puissent lire ces livres ensemble. Information: Chung-Hwan,
Kim, Président, Technology Tree, Hanil B/D 6th Fl., 296-10, Ulgiro
3-ka, Chung-Ku, Séoul, Corée; tel 2 278 1670; fax 2 278 1675.
Pays en Voie de Dévelo-ppement & Programmes Basés sur la
Communauté
Where Women Have No Doctor (Où les Femmes n'ont Pas de Docteurs) par
A. August Burns, Ronnie Lovich, Jane Maxwell & Katharine Shapiro, publié
en 1997 par la Fondation Hespérienne, 2796 Middlefield Rd., Palo Alto
CA 94306 USA. Ce texte compréhensif de 32 chapitres, disponible pour
17 dollars, instruit les femmes pour qu'elles sachent comment identifier des
problèmes médicaux communs, et souligne plusieurs traitements.
Le livre contient aussi des informations à propos de la grossesse,
de la naissance, de la violence envers les femmes et des aspects des handicaps.
Loud, Proud & Passionate (Bruyant, Fier & Passionné: Incluant Les Femmes Handicapées dans les Programmes de Développement Internationaux), édité par Cindy Lewis & Susan Sygall, publié en 1997 par Mobility International USA, P.O. Box 10767, Eugene, OR 97440 USA. Disponible pour 45 dollars, unique dans son genre documentant les expériences d'organisations et d'agences des développement qui ont travaillé pour inclure les femmes handicapées, ainsi que décrivant certaines femmes handicapées qui s'organisent pour le changement social dans les pays pauvres.
We Can Make It (Nous Pouvons Réussir: Histoires de Femmes Handicapées dans des Pays en Voie de Développement), édité par Susan Epstein, publié en 1997 par L'Organisation de Travail Internationale, CH-1211, Genève 22, Suisse. Un Livret de 50 pages, disponible pour 13,50 dollars, il raconte les histoires de 25 femmes handicapées d'Asie, d'Afrique et d'Amérique Latine.
Des renseignements à propos des projets & de la recherche en ce qui concerne le rôle des femmes et la réadaptation basée sur la communauté sont disponibles de la part du Centre International pour l'Avancement de la Réadaptation Communitaire, 146 Stuart St., LaSalle Bldg., Salle 235, Queen's University, Kingston, Ontario, Canada K7L 3N6; tel 613 545 6881; fax 613 545 6882; e-mail: icacbr@post.queensu.ca
Des renseignements à propos des projets aux Philippines qui incluent la participation de femmes handicapées en réadaptation communitaire sont disponibles de la part de Carmen Reyes Zubiaga, Conseillère Technique & Directrice Exécutive Intérimaire, Centre de Ressources pour les Handicaps, P.O. Box 877, UNV-UNDP Phnom Penh, Royaume du Cambodge; fax 368549; e-mail: ncdp@forum.org.kh
Violence
Une nouvelle étude des filières entre la violence domestique & la croissance économique dans les nations d'Amérique Latine est sortie en 1997 de la part de la Banque de Développement Interaméricain, 1300 New York Ave., N.W., Washington D.C. USA. Tel. 1 202 623 2846. Fax. 1 202 623 1402.
Un résumé d'études & de projets des Etats-Unis à propos de Violence Domestique & Les Femmes et les Enfants Handicapés par Paul B. Feuerstein fut publié en 1997 par le Fond Mémorial de Milbank, 645 Madison Ave., New York, NY 10022 USA.
Fire in the House (Feu à la Maison) est un rapport de 314 pages d'une conférence régionale à propos des Déterminants de Violence Dans la Famille et des Stratégies pour son Elimination, qui a lieu au Cambodge. Il est organisé par UNICEF & le Secrétariat de l'Etat pour les Affaires des Femmes au Cambodge. La violence est interprétée aussi largement que possible et inclue aussi des renseignements à propos de beaucoup de genres de discrimination sexuelle systémique, par exemple celle dans la région rurale du Bangladesh. Des études ont montré que la malnutrition est trois fois plus courante entre les filles qu'entre les garçons. L'information est présentée par des auteurs de Sri Lanka, du Japon, du Cambodge, de Malaisie, de Papua Nouvelle Guinée, des Philippines, d'Inde, de Thaïlande, du Bangladesh, et du Viet-Nam. Le rapport est disponible de la part d'UNICEF/EAPRO, GAD/CEDC Unit, P.O. Box 2-154, 19 Phra Atit Road, Bangkok 10200, Thaïlande; tel 662 280-5931; fax 662 280-3563.
Vidéos
Un nombre de vidéos concernant le développement de leadership des personnes handicapées a été produit par Mobilité Internationale USA, P.O. Box 10767, Eugene, OR 97440 USA; tel 541 343 1284; fax 541 343 6812; e-mail: miusa@ipgapc.org. Entre les récentes productions il y a Visions and Voices (Visions et Voix), un résumé de 15 minutes à propos de la participation des femmes handicapées dans la 4ème Conférence Mondiale des Femmes des Nations Unies, qui a lieu à Beijing; Loud, Proud & Passionate (Bruyant, Fier & Passionné), un vidéo de 20 minutes à propos de l'Institut des Femmes Envers la Leadership et les Handicaps de MIUSA de 1997 et Emerging Leaders (Dirigeants Emergeant), qui documente un échange international et des visites d'étude entre des jeunes handicapés et d'autres jeunes non handicapés de pays développés et en voie de développement.
Disability and Matherhood (Handicap et Maternité) est le portrait de 25 minutes de trois femmes avec des différents handicaps et leurs enfants. Il explore l'adaptation qu'elles utilisent pour améliorer leurs talents de parents et les préjugés qu'elles rencontrent de la part du public à propos de leur décision d'avoir des enfants. Disponible pour 149 dollars (achat seulement) de la part de Productions Fanlight, 47 Halifax St., Boston, MA, USA, 02130. Fax: 1 617 524 8838.
Issues & Insights (Sujets et Perspicacité: un Forum Mondial à Propos des Femmes Handicapées), un vidéo en deux épisodes qui documente le Forum de Leadership International de 1997 pour les Femmes Handicapées a été produit par Third Millenium Events, 711Brent Road, Rockville, MD 20850 USA et sera prêt pour la vente et la distribution tôt en 1998. Information: tel 1 301 838 3031; fax 1 301 838 3029; e-mail: rbbieler@aol.com.
Un Catalogue International de Film & Vidéo à Propos des Handicaps est en train d'être produit par Réadaptation International et inclue des chapitres à propos des sujets de femmes, des enfants handicapés et des sujets associés. Il sera disponible en 1998 de la part de RI, 25 East 21st Street, New York, NY 10010, USA, Fax: 1 (212) 505-0871.
Revues
Un Numéro Spécial à Propos des Femmes & des Filles
du International Rehabilitation Review (Compte Rendu International de la Réadaptation)
fut produit en 1997 et est disponible de la part de R.I., à l'adresse
ci dessus.
Education Publique et la Petite Fille Handicapée
The Silent Shout (Le Crie Silencieux)
Peu de matériaux d'éducation et de savoir public à
propos des handicaps, ou à propos des besoins des jeunes filles, incluent
les filles handicapées. Leurs besoins restent donc ignorés et
elles continuent à être les dernières à la queue
pour être inscrites à l'école ou pour recevoir des services
de réadaptation.
Un modèle de matériaux d'éducation publique qui inclue
les jeunes filles handicapées est "The Silent Shout (Le Crie Silencieux)",
un nouveau film d'UNICEF dirigé par Michael Sporn. Le film et les matériaux
d'éducation publique associés montrent clairement des filles
handicapées à l'école et dans une clinique de réadaptation.
Le Crie Silencieux fut produit pour aider les enfants à apprendre à
propos des mines antipersonnel et fait part d'une stratégie intégrée
d'UNICEF qui vise à: promouvoir un bannissement des mines antipersonnel;
réduire les blessures grâce au savoir; soutenir les programmes
de déminage; et réhabiliter des enfants physiquement et psycho-socialement.
Des 2000 personnes qui sont estimées mourir ou être blessées
par les mines antipersonnel chaque mois, 30 à 40 pour-cent sont des
enfants.
A gauche, il y a quelques exemples des matériaux du Crie Silencieux
qui inclue les illustrations de filles qui ont été blessées
par les mines antipersonnel et qui reçoivent maintenant des services
pour les réintégrer dans leur communauté.
Pour plus d'information à propos du film ou des matériaux d'éducation
publique d'UNICEF, contactez: UNICEF, Division de Communication, 3 UN Plaza,
New York, NY 10017 USA. E-mail: pubdoc@unicef.org et site du web: www.unicef.org
ONE IN TEN
(UN ENTRE DIX)
Volume 17 - 1997
EDITEUR
o Rosangela Berman-Bieler
EDITEUR INVITE
o Kathy Martinez
READAPTATION INTERNATIONALE/COLLABORATION D'UNICEF A PROPOS DES HANDICAPS
D'ENFANCE
o Gulbadan Habibi, Project Officer,
Child Protection Section, UNICEF
o Susan Parker, Secretary General, RI
MAISON HOUSE
3 UN Plaza, New York, NY, 10017, USA, Fax: 1 (212) 824-6483
READAPTATION INTERNATIONALE
25 East 21st Street, New York, NY 10010, USA, Fax: 1 (212) 505-0871